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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 09:19

Par Le Narvalo - Publié dans : Revendication Bretonne

Ouest-France

Pays de la Loire

jeudi 26 mars 2009

Réunification : un nouveau sondage dit « oui »



Réalisé à la demande du CNRS, ce sondage révèle que 51 % des habitants de la Bretagne administrative souhaitent le rattachement de la Loire-Atlantique.

L'Europe est aussi celle des Régions. La Fondation européenne pour la Science a mené, dans quinze régions de la Communauté, une grande enquête sur le thème de la « Citoyenneté régionale ».

Dans le cadre de cette étude universitaire, trois Régions françaises, l'Ile-de-France, l'Alsace et la Bretagne (administrative) ont été passées au crible des scientifiques. Trois Régions au coeur de l'actuel débat français sur la réforme des territoires.

En France, c'est au CNRS qu'a été confié le chantier. Plus précisément au laboratoire Crape (Centre de recherches sur l'action politique en Europe) dirigé par Romain Pasquier, professeur de sciences politiques à Rennes.

Pour mener à bien cette étude, le labo de « Sciences po » s'est appuyé sur une enquête d'opinion réalisée auprès d'un échantillon de 900 personnes dans les quatre départements de la Bretagne administrative. Le cadre de l'étude étant régional, la Loire-Atlantique n'a pas été sondée. L'ensemble du sondage comportait cinquante questions ayant trait à la perception de l'institution régionale par la population, à l'efficacité des politiques régionales, etc.

« Compte tenu de l'actualité, nous avons voulu y inclure une question sur la réunification de la Bretagne », explique Romain Pasquier. La même initiative a été prise pour l'Alsace où la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin est envisagée.

L'enquête Ifop-Ouest-France publiée le 7 mars posait aux sondés plusieurs questions et autorisait donc des réponses multiples. Le choix fait par l'équipe du CNRS était celui d'une question unique, prenant cependant en compte le niveau d'adhésion des sondés à la proposition (d'accord, pas d'accord, etc.). Le sondage CNRS-CSA prenait aussi en compte les « sans opinion », une option non ouverte par l'Ifop.

À questions différentes, réponses différentes donc... Le débat sur l'état réel de l'opinion bretonne face à la question de la réunification est loin d'être clos.
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 15:46

Par Le Narvalo - Publié dans : Actualité Bretagne

Ouest-France

vendredi 27 février 2009

Bretagne à cinq : l'UMP reprend la main

Face à l'embarras des socialistes, l'UMP breton veut s'emparer du projet de réunification. En vue des régionales.

Et si la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne servait les intérêts de la droite bretonne dans la perspective des prochaines élections régionales ? Dans l'Ouest, la perspective d'une Bretagne à cinq départements introduit un coin entre les élus socialistes bretons et leurs camarades des Pays de la Loire.

À part Patrick Mareschal, président de la Loire-Atlantique, partisan historique du retour de son département en Bretagne, les perspectives ouvertes par le comité Balladur ont le don d'agacer sérieusement Jacques Auxiette, patron des Pays de la Loire et Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes.

De Legge demande un débat

Du coup, les élus UMP et Nouveau centre de Bretagne se sentent pousser des ailes. Il n'y a a que Jacques Le Guen, le député finistérien UMP, qui dit rester très « dubitatif » sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Le possible chef de file de la droite aux régionales redoute un axe Saint-Malo, Rennes et Nantes qui négligerait la pointe occidentale de la Bretagne et s'interroge sur l'avenir des Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique.

Mais les autres élus bretons de droite semblent partants pour s'engouffrer comme un seul homme dans la porte entrouverte par le Président de la République. Pierre Méhaignerie en tête. Le député UMP d'Ille-et-Vilaine, se dit « tout à fait favorable au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ». Même si le maire de Vitré imagine déjà « une identité culturelle forte des cinq départements bretons à l'intérieur d'une plus grande région ».

L'UMP Dominique de Legge, chef de file de l'opposition à Jean-Yves Le Drian au conseil régional, s'en donne à coeur joie. « Les voeux sont faits pour être exaucés, dit-il. Le conseil régional a voté à l'unanimité la réunification. Et maintenant que l'Etat nous dit allez-y, discutez-en, on entend les socialistes dire que ce rattachement est impossible car il y aurait deux capitales ! » Le sénateur d'Ille-et-Vilaine souffle sur les braises. « Nous avons demandé à deux reprises, en octobre et en décembre, à Jean-Yves Le Drian, la constitution d'un groupe de travail pour alimenter la réflexion du comité Balladur. Les Verts et l'UDB nous ont appuyés. On attend toujours... »

De Legge entend pousser son avantage. Il vient d'écrire à Le Drian pour lui demander qu'un débat sur l'organisation territoriale soit prévu lors de la prochaine session du conseil régional, fin mars.

Philippe GAILLARD.
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 15:40

Par Le Narvalo - Publié dans : Economie en Bretagne

Ouest-France

vendredi 27 février 2009

À Paimpol, l'énergie marine fera des étincelles

DR

Les hydroliennes de 16 mètres de diamètre chacune, ancrées à 35 m de fond, seront étalées sur 3 ha. La zone pourrait être étendue si ce test grandeur nature s'avère concluant. : DR

Le projet du site pilote hydrolien au large de Paimpol-Bréhat prend forme. EDF mise sur nouvelle source d'énergie renouvelable pour développer, à l'avenir, une filière hydrolienne.

Le principe

EDF a choisi le site de la Horaine (où se situe une réserve de crustacés), à 8 km au nord de l'île de Bréhat et à 15 km du continent (baie de Launay), pour implanter le premier parc hydrolien de France.

Le but est de produire de l'électricité à partir de l'énergie des courants qui, dans cette zone sont parmi les plus élevés d'Europe (3 m/s). Ce site pilote permet de tester, en condition réelles cette technologie en vue de créer une véritable filière hydrolienne.

Le coût du projet atteint 24 millions d'euros.


La technologie

La société irlandaise OpenHydro construira les quatre hydroliennes prévues sur un parc de 3 ha. D'un diamètre de 16 m, chaque turbine produira 500 kilowatts, soit un total de 2 mégawatts. De quoi alimenter 4 000 foyers.

« La technique est simple car il y a peu de composants dans les machines », souligne Pierre Brun, chef du projet. La roue, en fibre de verre a un trou central afin de faciliter le passage de la faune marine.

Ancrées à 35 m de fond, elles sont posées sur un tripode métallique. Ce qui permet de les déplacer si besoin. Les machines sont reliées à un convertisseur qui sera, lui-même relié au réseau de distribution d'électricité.


Environnement

Durant la courte période de travaux (une semaine pour la pose du câble et quelques jours pour les machines), EDF assure que les impacts seront « localisés et temporaires ».

La pose du câble devrait détruire « 1 % de la surface totale de l'herbier de zostères (plantes marines) ». Concernant les deux zones ostréicoles situées à proximité du câble, EDF négocie la cession d'une petite parcelle avec l'un d'eux.

Quant au champ électromagnétique du câble, il sera « à peine perceptible ». Des études acoustiques seront lancées en 2009 pour déterminer l'intensité des nuisances sonores produites par les turbines.

Des caméras seront installées afin d'enregistrer ce qui se passe autour des machines.


Compensations

Des mesures compensatoires et d'accompagnement seront prévues à destination des pêcheurs, des ostréiculteurs, des plaisanciers et des collectivités locales. « C'est en cours de négociation » souligne Pierre Brun. On sait déjà que leur montant avoisinera 1 % du budget total.

Il est notamment envisagé d'accompagner un programme, en mars, de marquage d'homards du comité local de pêche de Paimpol. Les retombées économiques ne sont pas encore précisées.


Calendrier

Le permis de construire sera déposé à la mi-mars. La procédure administrative s'étalera sur deux ans (dont l'enquête publique sur huit mois). En avril 2011, une première machine sera installée, sans être raccordée au réseau, afin d'étudier son fonctionnement et son impact environnemental.

La mise en service du parc est programmée au printemps 2012.

Malika MEROUARI.
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 15:32

Par Le Narvalo - Publié dans : Revendication Bretonne
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 13:46

Par Le Narvalo - Publié dans : Actualité Bretagne

Ouest-France.

mercredi 18 février 2009

Redécoupage des Régions : les Pays de la Loire au frein

Archives Franck Dubray
L'éventuel rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne (ici, une manifestation à Nantes) pose la question du devenir des Pays de la Loire. : Archives Franck Dubray

L'idée d'une Bretagne réunifiée fait son chemin à l'ouest de Nantes.Elle suscite en revanche l'opposition des Pays de la Loire, Sarthe exceptée.

« La Bretagne compte quatre départements. Magnifiques. À Nantes, on me dit, ici, c'est la capitale de la Bretagne. Mais on est en Pays de la Loire ! » En plein travaux de la commission Balladur sur l'organisation territoriale, la petite phrase de Nicolas Sarkozy a accéléré le débat sur la réunification. Si l'idée d'un retour de Nantes en Bretagne séduit l'opinion dans les cinq départements de la Bretagne historique, son corollaire, l'amputation des Pays de la Loire, privés de la Loire-Atlantique, suscite de vives réactions. Qu'en pensent les élus ligériens ?

Jacques Auxiette, président (PS) du conseil régional des Pays de la Loire : « Il y a peut-être d'autres problèmes plus urgents. Je ne nie en aucun cas la contribution de Nantes à l'histoire de la Bretagne, mais la métropole Nantes-Saint-Nazaire rayonne sur tout le Grand Ouest. D'où l'objectif de construire une grande Région Ouest, avec de vraies compétences. Nous avons entrepris des coopérations interrégionales. Il faut aller plus loin. »

Jean-Luc Harousseau, leader de l'opposition de droite au conseil régional : « Je suis partisan de grandes régions compétitives à l'échelle européenne, donc plutôt d'une fusion de la Bretagne et des Pays de la Loire. S'il s'agit d'agrandir la région Bretagne, il serait logique de rajouter la Loire-Atlantique et la Vendée pour créer une grande région Ouest. Les Vendéens sont tournés vers la Loire-Atlantique, notamment en matière de santé. »

Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes. Jean-Marc Ayrault, qui avait, dans une précédente déclaration qualifiée « d'anachronique » le débat sur la réunification, « laisse la commission Balladur rendre ses propositions » indique aujourd'hui son entourage.

Patrick Mareschal, président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique, favorable au retour de son département en Bretagne. « Le redécoupage régional ? Pas urgent ? Cela fait trente ans que j'entends la même chose : ce n'est jamais le moment ! La conjoncture est difficile, certes. Mais cela n'implique pas de renoncer à tout projet d'avenir. D'autant qu'en période de crise, les ressorts psychologiques sont importants, et que la formation de régions cohérentes, avec une vraie identité, peut être un facteur de mobilisation des énergies. »

Christophe Béchu,
président (UMP) du conseil général du Maine-et-Loire : « Regardons ce qui se fait au niveau du découpage des circonscriptions pour les élections européennes : treize départements dans l'Ouest. Aujourd'hui, seules trois régions françaises sont au top 20 des grandes régions européennes. La vraie cohérence ne serait-elle pas d'offrir à nos territoires une échelle plus compétitive ? Et pour ce faire, de consulter leurs habitants par référendum ? »

Jean-Claude Antonini, maire (PS) d'Angers : « Le débat sur le redécoupage territorial est occulté par la question bretonne qui nous éloigne des vrais enjeux. La question qui doit nous guider est : 'Comment organiser notre territoire pour être plus efficaces et plus pertinents'. Nos régions sont trop petites à l'échelle européenne. Je prône un rapprochement entre régions, à l'échelle atlantique, pour atteindre une masse critique. C'est d'autant plus pertinent que les maires de Brest, Rennes, Nantes, Angers, Le Mans ont déjà des habitudes de travail communes. »

Guillaume Garot, député et maire (PS) de Laval, s'est déjà prononcé sur cette question, la jugeant non prioritaire au vu de l'urgence sociale engendrée par la crise.

Jean Arthuis, sénateur (Union centriste), président du conseil général de la Mayenne : « Je trouve byzantins ces exercices de redécoupage administratif. Je suis davantage préoccupé aujourd'hui par la situation de l'emploi et la compétitivité de nos entreprises. Je laisse à d'autres ces questions sur le sexe des anges. »

Roland du Luart, président (UMP) du conseil général de la Sarthe, à propos de la création, dans l'Ouest, d'une grande région Val de Loire aux côtés de la Bretagne (à cinq) et de la Normandie réunifiée : « Ce n'est pas idiot, j'y suis favorable. Ce redécoupage irait dans le bon sens, en diminuant le nombre de régions, ce qui permettrait notamment des économies. Par ailleurs, c'est une bonne harmonisation. En Sarthe, nous ne sommes pas Atlantistes. Les problèmes d'une zone littorale ne sont pas les mêmes qu'en intérieur. En revanche, il y aurait une vraie cohérence à travailler avec le Centre. »

Jean-Claude Boulard, maire (PS) du Mans : « J'ai un réel attachement pour Jacques Auxiette. Les Pays de la Loire ont fait beaucoup pour Le Mans. Et si nous n'étions pas convaincus au départ, nous avons fini par nous y habituer. Mais cette nouvelle région Val-de-Loire serait constituée par des villes de taille similaire : Orléans, Tours, Le Mans, Angers... Cela représenterait un bon équilibre urbain. Nous sommes très proches et nous aurions beaucoup de choses à faire ensemble. »

Philippe de Villiers, président (MPF) du conseil général de Vendée : « La Bretagne est une vraie entité, comme la Vendée. Nous ne voulons pas être fondus dans de grands ensembles qui porteraient atteinte à nos identités. Un référendum sur de telles questions est indispensable. Mais ce sujet est un débat pour temps calme. En temps de crise, il y a des priorités autres que le charcu-tage des collectivités territoriales. »

Pierre Regnault,
maire (PS) de La Roche-sur-Yon : « C'est farfelu, déconnecté de la réalité. Il faut pour l'instant poursuivre la décentralisation, donner les moyens aux Régions de remplir leurs rôles. La dimension des régions importe peu, il faut créer les conditions pour qu'elles puissent travailler ensemble. »

Alain Mustière, président du Conseil économique et social des Pays de la Loire : « Je suis contre un tel charcutage. Personne ne nie la sensibilité bretonne de la Loire-Atlantique. Mais en invoquant la culture et l'Histoire, on cherche à confisquer la richesse, le dynamisme de la Loire-Atlantique et de la métropole Nantes-Saint-Nazaire pour le mettre au service de la Bretagne. Une vraie réalité des Pays de la Loire s'est créée dans le temps. On élude le problème de la future capitale, Nantes ou Rennes. Jamais les Nantais n'accepteront de perdre ce leadership. Il faut aller vers une grande région Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Et faire jouer aux départements un rôle de proximité. »
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